Bref…

Rubrique -Faire P’Art-

Le 15 courant, cette maison présentait en fort bon « Equipages », 61, rue de Bagnolet, ses premières réalisations. De quoi vous en rendre brièvement compte avec grand plaisir.[1]

Toute jeune maison née du printemps dernier à Paris, les Editions de la Reine Blanche publient nouvelles et récits courts, classiques ou contemporains, francophones ou étrangers. Prompts à satisfaire…

« … une intensité qui répond à Edgar Allan Poe et à sa théorie de l’effet (Le Principe Poétique, 1887)« 

Nous le savons déjà, celle-ci ne nous ménagera pas ses prochains cadeaux… Déjà sur le marbre, deux auteurs contemporains à venir, espagnol et danois.

Parmi ses courts récits si savoureux, élégamment mis en perspective, nous avons porté un clin d’oeil appuyé sur Le lorgnon de Delphine de Girardin.

« Ainsi donc, que ces esprits sérieux qui ne voient dans l’apparition d’un livre qu’un auteur à juger, et qui tiennent gravement le couteau d’ivoire suspendu sur son œuvre comme un glaive sur la victime, que ceux, disje, n’entreprennent point la lecture de ce livre ! il n’a pas été écrit pour eux, ils ne le comprendraient pas. Il ne s’adresse qu’à ces imaginations paresseuses qui suivent avec complaisance les rêveries du poète, les merveilles d’un conte de fées ; qui n’analysent pas ce qui les fait rire, qui ne se font pas un remords d’avoir compris un mot que le dictionnaire de l’académie n’a pas sanctionné ; qui nous savent bon gré de publier une Nouvelle sans prétention, sans nous, croire auteur pour cela, sans la corriger, comme on envoie à son ami une lettre écrite à la hâte, et qu’on ne s’est pas donné la peine de relire ni même de signer; enfin à ces lecteurs spirituels et indulgents qui ont toujours un peu de reconnaissance pour le livre qui les a aidés à passer une heure d’attente, entre un affaire et un plaisir, entre un adieu et un retour. Cette catégorie comprend les hommes qui s’ennuient et les femmes qui aiment, n’estce pas à peu près la moitié du monde ! Novembre 1831. » Delphine de Girardin

Delphine de Girardin 1850
Delphine de Girardin, vers 1850 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8438655d/f8.item

Mille feuilles des chroniques littéraires du blog de l’éditrice, quelques autres précisions sur cette auteur du XIXe. http://isabelle-taillandier.blogspot.fr/2016/09/delphine-de-girardin-alias-le-vicomte.html

  • Création des éditions – Qui est à la manoeuvre ?
  1. Fondations et traductions
Isabelle Taillandier
Isabelle Taillandier – Maison d’Editions de la Reine Blanche 

2. Conception, graphisme, maquette, mise en page des livres, signets et site

veronique boudon marguerite.jpg
Véronique Boudon http://www.veraicona-paris.com

3. Illustration

illustration Anne Buguet
Illustration Le Lorgnon
anne-buguet_jpg_220x220_crop_q85
Anne Buguet 
louise heugel
Illustration L’abencérage
Louise Heugel Illustratrice
Louise Heugel

Catalogue – 2017

  • Traduction de El Abencerraje (1565) d’Antonio de Villegas (Espagne), suivi d’une postface d’Eduardo Torres Corominas et illustré par Louise Heugel
  • Réédition du Lorgnon (1832) de Delphine de Girardin, préfacé par Madeleine Lassère et illustré par Anne Buguet
  • Publication de Soupirs (2017) d’Isabelle Taillandier, préfacé par Pierre Brunel et illustré par Anne Buguet
trois-livres.HbyHclvRENCR
editionsdelareineblanche@gmail.com
http://www.editionsdelareineblanche.fr

Ndr – Bref… « DU SERMO BREVIS AU BRIEF SERMUN – Dans le prologue de Milon, Marie de France promet de nous conter une histoire par brief sermun. L’expression est la traduction littérale de la locution latine : sermo brevis. Quelles connotations particulières une telle désignation de l’écriture brève induit-elle ? Les récits brefs ne manquent pas de faire mention de l’intérêt didactique qu’ils recèlent, en tant que sermun, c’est-à-dire non seulement « discours » (sens du sermo latin) mais aussi « exemple », même lorsqu’ils ne sont pas des contes proprement édifiants. Mais le sermo – et le sermun – dénote aussi une oralité de la parole, causerie quotidienne ou prédication en public : une oralité primordiale dans le récit, à laquelle l’adjectif brief revient également par une voie oblique. » p. 75, Séverine Abiker, L’écho paradoxal, Étude stylistique de la répétition dans les récits brefs en vers XIIe – XIVe siècles, Thèse de doctorat de langue et littérature française, Sous la direction de Danièle James-Raoul et Claudio Galderisi, Université de Poitiers, Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale, U.F.R. Lettres et Langues, 2008 http://nuxeo.edel.univ-poitiers.fr/nuxeo/site/esupversions/b96f5709-0267-4e8a-a7db-6321dceaeed2

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :